Située entre 14°30 et 15° de latitude nord et 15°40 et 16°40 de longitude ouest, la région de Diourbel couvre aujourd’hui, suite au rattachement de l’arrondissement de Taïf au département de Mbacké, une superficie de 4769 km² contre 4359 km2 en 2001. C’est une région continentale par excellence. En effet, elle ne dispose ni de frange maritime, ni de cours d’eau pérennes. Cependant, les ressources en eau souterraines sont importantes. La région de Diourbel est caractérisée par l’absence de forêt classée. Elle est également marquée par l’inexistence de zone d’habitat et de refuge pour la faune, notamment les grands mammifères. Seuls les petits mammifères (chacals, rats palmistes, lièvres, etc.) ainsi que certaines familles d’oiseaux y sont aujourd’hui présents. La pluviométrie varie entre 400 et 500 mm. Le climat est de type soudano-sahélien.
Elle est subdivisée en trois départements (Bambey, Diourbel et Mbacké), huit arrondissements (Baba Garage, Lambaye et NGoye dans le Bambey, NDindy et NDoulo dans le Diourbel, Kael, NDame et Taïf dans le MBacké), trente six (36) communautés rurales et trois (3) communes.
la région de Diourbel appartient au bassin sédimentaire du secondaire et du tertiaire. Les ressources en eau sont essentiellement souterraines. Elles constituent la seule source d’approvisionnement des populations et du cheptel. Elles sont de profondeur et de qualité variables. Il existe principalement trois (3) nappes au niveau de la région : le Luthétien, le Maestrichtien et le Paléocène.
L’activité économique de la région est principalement caractérisée par l’agriculture, l'élevage et le commerce. D’autres activités comme l’artisanat présentent un intérêt certain pour la population de la région. L'agriculture est essentiellement basée sur les cultures de rente (arachide, sésame, manioc, pastèque) et sur les cultures vivrières (mil, sorgho, maïs, niébé). L'élevage se caractérise par l’existence de techniques traditionnelles que sont l’élevage pastoral fondé sur la transhumance et l’élevage sédentaire du terroir villageois. Mais la réduction de l’espace pastoral conjuguée à une dégradation constante du couvert végétal, à une forte pression démographique sur les terres agricoles (réduisant ainsi les terres en jachère), à un nombre insuffisant de points d'eau, constitue un handicap certain pour le développement de l’élevage. Le commerce est par essence une activité très prisée des « Baol – Baol ». Elle occupe d'ailleurs une place importante dans le développement économique de la région. On relève dans la région de Diourbel, une présence massive de marchés hebdomadaires « Louma » où sont écoulées une bonne partie de la production agricole et du bétail. L’activité artisanale présente de réels atouts pour la région. En effet, Diourbel est réputée pour sa forte tradition artisanale et la population dispose d’une réelle expertise notamment dans le domaine de la poterie. A cela, s’ajoute la présence du Centre de Perfectionnement pour l’Artisanat Rural (CPAR) de Kaél et du lycée technique pour permettre d’améliorer les capacités des artisans. Ces derniers tentent de s’organiser autour de la Chambre de Métiers. Avec leur dynamisme, le nombre 21 d’artisans inscrits continue de progresser d’année en année, passant de 3307 en 2004 à 4148 en 2009.
Les aspects sociaux tournent pour l’essentiel autour de la santé, de l’éducation, du cadre de vie, de l’hydraulique, de la culture, des organisations sportives et de jeunesse ainsi que des organisations féminines. Pour ce qui concerne la santé, les indicateurs sont loin d’être satisfaisants, notamment au niveau des infrastructures. En effet, en 2009, la région, avec seulement 5 centres de santé, 76 postes de santé et 105 cases de santé, enregistre un déficit en infrastructures. Le secteur de l’éducation constitue un maillon faible pour la région même si des efforts sont enregistrés dans le renforcement du système ces dernières années. Le secteur de l’hydraulique (rurale) présente de réels atouts dans la région de Diourbel, notamment avec la volonté des pouvoirs publics d’améliorer la couverture des besoins en eau des populations et du cheptel avec des investissements massifs surtout à Touba, mais également avec l’amélioration de la gestion des forages avec la réforme des forages (REGEFOR). La culture constitue un facteur de développement économique et social. La région de Diourbel recèle d’importantes potentialités culturelles. Son patrimoine culturel, 22 très riche et coloré présente de réels attraits touristiques. Hélas, ce potentiel est faiblement exploité pour le tourisme. En plus de certains évènements culturels et religieux (Magal de Touba, etc.) organisés chaque année dans la région, on note également plusieurs sites et monuments historiques (33 au total), répartis dans tous les départements. Les activités de jeunesse et de sports sont bien présentes dans la région de Diourbel, même s’il reste encore à faire dans ce domaine. Diourbel, faiblement équipée en infrastructures sportives et le football (qui est le sport roi) connaît un déficit d’infrastructures. Pourtant, ce ne sont pas les espaces pour accueillir ces infrastructures qui manquent. Il existe néanmoins 1 stade dans chaque département.
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